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  • Cela fait maintenant dix jours que ce projet a pris fin. Nous avons tous les deux eu le temps de redescendre sur terre et de reprendre nos marques en France, avant de nous revoir pour faire le bilan de cette expérience berlinoise. Beaucoup de choses ne se sont pas passées comme nous l'avions prévu. En premier lieu, nous pensions être capables de rédiger des articles à la fois en allemand et en français mais le temps nous a manqué. Et puis, il faut bien admettre que même si on se débrouille sans problème pour communiquer et échanger en allemand, au niveau de la rédaction ce n'est pas gagné... Il faudrait presque qu'on retourne à Berlin pour s'améliorer ! Une autre difficulté fut d’interviewer des allemands : si les étrangers se sont presque tous prêtés au jeu, les allemands que nous avons rencontrés se disaient d'abord emballés, nous communiquaient sans souci leur courriel (certains nous ont tout de même donné des adresses électroniques erronées, que ce soit volontairement ou non), mais ne répondaient jamais à nos emails. Nous sommes donc assez déçus à ce niveau-là car nous n'avons pas réussi à avoir le point de vue, au travers d'un entretien, d'allemands de souche. Heureusement qu'on a tout de même pu discuter avec eux pour glaner par-ci par-là quelques informations en lien avec notre projet. Ainsi, nous avons pu conclure que Berlin est vraiment une ville à part en Allemagne : les ethnies et cultures différentes s'y mélangent bien plus que dans le reste du pays, où elles ne font souvent que se croiser. Certes, le quartier du Neukölln est celui où les minorités ethniques sont le plus visibles, mais elles n'y restent pas confinées. On voit aussi de plus en plus de magasins et d'échoppes arborer le drapeau allemand associé au drapeau turque pour revendiquer et assumer fièrement une double culture, et des habitants n'hésitent plus à hisser le drapeau allemand à leur fenêtre où dans leur jardin, signe d'un patriotisme sans nationalisme. Cependant, la plupart des jeunes allemands avec lesquels nous nous sommes entretenus nous ont dit qu'il était encore difficile pour eux de penser à ce que c'est d'être allemand aujourd'hui car le fantôme du nazisme pèse toujours et l'Allemagne se sent toujours coupable des massacres de masse et des abus du IIIème Reich. Les allemands du vingt-et-unième siècle portent donc toujours leur Histoire, mais ils nous ont semblé plus tournés vers l'avenir que vers le passé. De plus, l'Allemagne est connue pour ses spécialités gastronomiques à base de porc mais a su s'adapter à une population musulmane croissante : on trouve de la Currywurst halal entre Neukölln et Kreuzberg, et de la bière sans alcool à peu près partout. Une autre particularité du pays germanique est l'investissement de ses habitants dans des associations : que ce soit pour jouer au foot, défendre les intérêts de son quartier, partager une passion pour la musique ou des idées politiques, pratiquement tous les allemands que nous avons rencontrés fréquentent une association. D'un point de vue personnel, ce projet sur le multiculturalisme à Berlin nous aura donné envie de découvrir d'autres régions allemandes. Nous aurons appris beaucoup de choses, découvert de l'intérieur un autre pays, et rencontrer des gens issus de cultures et d'horizons différents. Cette expérience a été très enrichissante et a accentué notre sentiment d'appartenance à l'Europe : le fait de pouvoir voyager et s'exprimer librement, de partager des valeurs communes mais aussi de découvrir de nouvelles choses, de nouveaux modes de vies et traditions.
  • La Bratwurst est incontestablement, au même titre que la Currywurst, une spécialité allemande. Il s'agit d'une saucisse grillée (en opposition à la "Bockwurst", une autre spécialité allemande, qui est une saucisse bouillie dans de l'eau) servie avec un petit pain et du ketchup et/ou de la moutarde. A Berlin, on peut presque en trouver n'importe où, n'importe quand, de n'importe quelle taille. Une publicité "typisch Deutsch" : Voici les photos de nos dernières Bratwürste (géantes !) berlinoises :
  • Ça y est, c'est déjà la fin de ce projet, la fin de quatre semaines à arpenter les rues de la capitale à la recherche de photos en rapport avec l'Allemagne du multiculturalisme et le Berlin d'aujourd'hui... Nous vous livrerons d'ici quelques jours nos impressions sur ce voyage avec plus de recul. Thierry & Lara
  • On récidive avec un autre français (nos compatriotes sont vraiment très présents dans la capitale allemande), rencontré à une Volksküche. Florian a 25 ans, il est originaire de Perpignan, dans sud de la France. Il travaille à  Berlin comme programmateur dans une petite boîte de logiciels - Depuis combien de temps es-tu à Berlin ? Depuis août 2010, i.e. 9 mois. - Qu'est-ce qui t'a poussé à venir ici ? J'ai étudié un an et demi à Munich avant d'arriver à Berlin. Je ne me sentais pas de rentrer en France pour le moment et j'en avait marre du côté conservateur de Munich. Du coup, c'était soit partir dans un autre pays soit venir à Berlin ou à Hambourg. J'étais déjà venu à Berlin plusieurs fois pour visiter ou faire la fête et j'avais bien aimé l'atmosphère générale de la ville. - Avant de venir en Allemagne, quelle image en avais-tu ? Avant de venir en Allemagne, je la voyais comme un pays très porté sur l'écologie, qui se sent européen et suivant les endroit peut être assez "strict"... - As-tu été conforté dans cette image en vivant ici ? Globalement oui. Bien que Berlin ne soit pas si "strict" que ca, mais Berlin n'est pas vraiment représentatif de l'Allemagne, loin de là... - Combien de temps penses-tu encore rester ici ? Qu'est-ce qui te plaît particulièrement ici ? As-tu trouvé quelque chose que tu n'avais pas chez toi ? À priori je pense rester encore un an sur Berlin. J'aime bien l'atmosphère de la ville. Il y pas mal de choses à voir autant la nuit que le jour. C'est une grande ville mais pas étouffante : il y a beaucoup d'espaces verts. Les gens sont agréables. - As-tu eu des contacts avec des personnes ayant une culture différente de la tienne ici ? Lesquelles Quelles ont été les éventuelles difficultés ? Qu'est-ce que tu en as retiré ? J'ai rencontré pas mal de personnes de nationalité différentes : polonaise, allemande, chinoise, biélorusse, écossaise*, grecque. J'ai pas vraiment rencontré de difficultés particulières mais ce que j'en ai retiré c'est que même si les pays européens sont assez proches géographiquement et les cultures relativement proches il y a pas mal de petite chose qui nous différencient. Vous avez déjà remarqué à quel point les allemands aiment bien ouvrir les fenêtres pour aérer ? Même en plein hiver.... - Comment as-tu été reçu par les Allemands ? As-tu eu du mal à t'intégrer ? As-tu fait des efforts particuliers pour faciliter ton intégration (cours d'allemand, activités associatives, manifestations culturelles) ? Globalement, les allemands m'ont plutôt bien recu. À part au boulot, la plupart des allemands que je connais sont des amis de mes collocs allemandes. J'ai pas fait de truc particulier pour faciliter mon intégration mais je parle allemand couramment, du coup ca aide... - Raconte-nous une anecdote sur Berlin ! Une amie montrait la East Side Gallery un samedi après-midi à un pote à elle. En se baladant ils sont passés devant un couple. La vieille était nue, mis à part quelque bandes de cuir, une boule dans la bouche et les mains liées. Le mec la tenait par une laisse et une troisième personne prenait des photos. Des scènes comme celles-ci on en voit souvent à Berlin: on ne sait jamais à quoi s'attendre en se baladant dans Berlin... * les écossais sont "officiellement" de nationalité anglaise.
  • A Berlin, il n'est pas rare d'assister à la scène suivante : Cette photo a été prise à Friedrichshain, un quartier anciennement à l'Est devenu un haut-lieu de la vie alternative berlinoise. Si nous avons été surpris en croisant le premier "punk à poussette high-tec" devant le centre de langue où nous prenions des cours, nous nous sommes vite habitués à cette vision. En effet, on trouve de nombreux couples aux looks improbables poussant des poussettes nouvelles générations, lesquelles abritent de très mignons bambins. Mais cette photo est aussi intéressante de part la scène quotidienne qu'elle représente : un père poussant une poussette. C'est une chose courante en Allemagne, normale. Alors qu'en France il nous reste encore un long chemin à parcourir avant que cela ne fasse réellement partie des mœurs*. * Note de Lara : j'ai gardé des enfants pendant près de cinq ans, j'ai donc vu beaucoup de parcs et d'aires de jeux et je peux témoigner de la différence entre la France et l'Allemagne à ce niveau-là. Les hommes poussant des poussettes ou accompagnant leurs enfants à l'aire de jeux sont bien moins nombreux de notre côté du Rhin !
  • Rebeca is 28 years old Spanish girl. Before coming to Berlin, she studied a Master in Business Management and Marketing in Madrid. We met her at a Volksküche. - How long have you been in Berlin ? I arrived in Berlin 7 months ago, but I was living here two years ago for 4 months. - What made ​​you decide to come here ? The present situation in Spain, concretely the unemployment. - Have you ever been in Germany before ? What did you think about Germany before coming here ? I had been in Germany twice. Four years ago I was living in Hamburg for one month and two years ago in Berlin. I already knew about the German culture, because I have spent several years learning the German language and the culture as well. But I could say that one of the things most impressed me, was the high educational sense about environment and punctuality. - Did you change your mind while living here? No, actually. - Would you stay here for a long time (more than six months) ? Why ? What do you like especially here ? Have you found something you didn't have in your country ? I have already been in Berlin for more than six months and I plan to stay longer because  I have more chance to have a carrer than in my country. Also, you can survive with a low salary and people don’t mind to rent their rooms for a short period of time as a way to earn some money while they are out of the city. - Did you meet people from other cultures here (except German people, of course) ? From which countries/religions ? What were the potential difficulties ? What did you learn from this experience ? Yes, I have met people from France, Italy, Poland, Corea, Belgium… The potential difficulties have been to speak a common language for all of them. That, doesn’t matter where are you from or the language you speak, the important thing is to know how to communicate and express yourself. - How have you been welcomed by German people ? My experience at work is being very positive, all of my colleagues are very friendly. - Was it hard to « fit » ? Anyway, it is difficult to fit in because of the language. - Did you make ​​particular efforts (German language courses, associations, cultural events) ? Sure. I try to speak as much German as possible and I continue learning it. - Tell us a story about Berlin ! All German people used to say that Berlin is not Germany, because of the multicultural experience here and all the artist who came to Berlin to find a chance in their career. ==> Pour les non-anglophones : Nous avons rencontré Rebeca à une Volksküche. Elle est espagnole, a 28 ans et a fait un Master de Marketing et Gestion. Elle est arrivée à Berlin il y a sept mois mais elle avait déjà passé quatre mois ici il y a deux ans. Elle est venue à Berlin pour des raisons professionnelles car le marché du travail se porte vraiment très mal en Espagne. Selon elle, les allemands sont très ponctuels et ont un sens aigu du développement durable (elle a d'ailleurs été confortée dans son idée en vivant dans la capitale allemande). Ici, on peut bien vivre même avec un petit salaire et les gens n'hésitent pas à louer leur chambre (dans les "Wohngemeinschaften", les colocations allemandes) pour se faire un peu d'argent lorsqu'ils sont en déplacement. A Berlin, Rebeca a rencontré des ressortissants français, coréens, belges, polonais... Même si elle a parfois eu du mal à communiquer avec eux faute d'une langue commune, l'important est d'arriver à s'exprimer ! Au niveau de son travail, tout se passe très bien et ses collègues sont amicaux. Pour s'intégrer, elle essaye de parler allemand le plus possible (mais a néanmoins répondu à notre interview en anglais) et continue de prendre des cours. A propos de Berlin, elle nous dit que tous les allemands qu'elle a rencontré lui ont dit que la ville n'était pas représentative de l'Allemagne à cause de son multiculturalisme et de tous les artistes qui sont venu tenter leur chance.
  • Aïmata V. a 23 ans et est originaire du sud de la France. Elle vit actuellement à Berlin, où elle est sensée continuer ses études en master 1 de sciences du langage, option FLE. C'est une amie d'Alexis R. qui a elle aussi accepté de se prêter au jeu de l'interview. - Depuis combien de temps es-tu à Berlin ? Je suis à Berlin depuis le 27 octobre 2010. - Qu'est-ce qui t'a poussé à venir ici ? Je suis venue vivre ici afin de faire un stage en tant que professeur de FLE à l’Institut français de Berlin, de façon plutôt fortuite puisque j’ai trouvé ce stage tout à fait par hasard, 20 jours seulement avant son commencement. Auparavant, je n’avais jamais réellement envisagé de venir m’installer ici, bien que cette ville m’ait beaucoup plu lorsque j’y étais venue la première fois, deux années plus tôt. - Avant de venir en Allemagne, quelle image en avais-tu ? Ayant vécu une partie de mon enfance dans une région assez proche de la frontière allemande, et ayant vécu un an en République tchèque il ya deux ans, j’ai en effet déjà eu l’opportunité de visiter à différentes reprises l’Allemagne. J’ai aussi été scolarisée à plusieurs reprises avec des élèves allemands.  De ce fait, je ne pense pas avoir jamais eu une forte image préconçue à propos de l’Allemagne, bien que quelques stéréotypes quant à la langue allemande me soient toujours restés : c’est une langue « dure », difficile à apprendre, etc. Il y a aussi l’image des Allemands qui seraient plus réceptifs et plus impliqués au niveau des questions environnementales, et également davantage respectueux des lois et de la façon de vivre en société. - As-tu été conforté dans cette image en vivant ici ? Je n’ai pas fait l’effort d’appendre l’allemand, je pense donc toujours que c’est une langue difficile à apprendre… Cependant, je me suis vraiment habituée à ses sonorités, et elle me semble actuellement beaucoup plus belle. Concernant la conscience écologique des Allemands, je suis un peu déçue de constater qu’à Berlin ces préoccupations sont moins fortes que ce que je le pensais, bien qu’il semble néanmoins que ce soit une spécificité berlinoise, les Allemands des autres régions étant beaucoup plus impliqués sur cette question. - Combien de temps penses-tu encore rester ici ? Qu'est-ce qui te plaît particulièrement ici ? As-tu trouvé quelque chose que tu n'avais pas chez toi ? Je compte rester ici jusqu’à la fin de l’année scolaire, même si j’aimerais bien parfois y rester beaucoup plus longtemps. Ce qui me plait tellement à Berlin c’est cette façon de vivre pleinement sa vie tout en gardant une certaine nonchalance. Et aussi le mode de vie alternatif que je n’avais jamais trouvé auparavant aussi fortement dans aucune autre capitale européenne. Il y a un tel foisonnement culturel ici, que l’on peut chaque jour trouver un nouveau centre d’intérêt. De plus, les nombreuses expositions, festivals, concerts, clubs, conférences, restaurants, cinéma,… restent plutôt accessibles, sans être trop élitistes. En outre, un des avantages non négligeable est que toutes ces sorties sont dans l’ensemble peu onéreuses, ce qui en facilite encore l’accès. Peut-être est-ce du à cette ouverture culturelle et à ce mode de vie qui fait que l’on ne ressent pas de stress, mais il me semble aussi que dans l’ensemble les personnes que j’ai rencontrées étaient vraiment avenantes et plutôt tolérantes.  J’idéalise peut être toutefois un peu ma vie à Berlin, n’y étant pas depuis très longtemps, mais je n’ai cependant que rarement entendu quelqu’un souhaitant aller vivre ailleurs si il n’en avait pas l’obligation. - As-tu eu des contacts avec des personnes ayant une culture différente de la tienne ici ? Lesquelles Quelles ont été les éventuelles difficultés ? Qu'est-ce que tu en as retiré ? A Berlin, il est pratiquement obligatoire de rencontrer plein de personnes ayant une culture différente de la sienne, car c’est une ville extrêmement cosmopolite, qui attire des personnes du monde entier. Ce brassage culturel fait que l’on va forcément rencontrer parfois une personne dont la réaction va nous sembler incongrue de prime abord, mais après un mois passé ici, ces différences deviennent vraiment minimes, habituelles. Quant aux Allemands, j’ai dans l’ensemble toujours été très bien accueillie ici, nos cultures sont tout de même vraiment proches et l’intercompréhension n’est pas souvent entravée. Dans l’ensemble donc, venir à Berlin m’a plutôt permis de rencontrer des personnes du monde entier, venant de pays parfois très lointains, ce qui pour moi est très plaisant car synonyme d’échanges et de richesses, de découvertes. Berlin est peut être pour moi la ville où le mot « tolérance » prend tout son sens. C’est d’ailleurs le leitmotiv de toutes les associations, squats, mouvements de jeunesses (la plupart d’entre eux) de la ville : je n’ai jamais vu écrit autant de fois ce mot sur des murs et des affiches que à Berlin. - Comment as-tu été reçu par les Allemands ? As-tu eu du mal à t'intégrer ? As-tu fait des efforts particuliers pour faciliter ton intégration (cours d'allemand, activités associatives, manifestations culturelles) ? J’ai toujours été bien reçue par les Allemands, bien que je doive avouer qu’au final, je connais beaucoup plus de personnes venant de pays étrangers plutôt que d’Allemagne. Toutefois, les Allemands que je fréquente m’ont toujours très bien reçue et accueillie, et ceux que je rencontre au hasard de mes pérégrinations berlinoises ne m’ont jamais parus antipathiques ou malveillants à mon égard. C’est également un point que j’apprécie beaucoup, dans le fait de vivre à Berlin, c’est que l’on s’y sent vraiment bien et en sécurité. Je peux sortir à n’importe quelle heure de chez moi sans être inquiétée, et si j’ai besoin d’aide ou d’un renseignement, je sais que quelqu’un sera probablement là pour m’aider.  Néanmoins, je dois aussi avouer que c’est un peu égoïste de ma part (et surtout paresseux), mais je ne fais pas réellement d’efforts pour m’intégrer dans la société allemande. Comme je l’ai dit ci-dessus, je n’ai pas pris la peine de prendre des cours d’allemand, et bien que je profite beaucoup du tissus associatif de Berlin, je n’y prends pas part activement. C’est aussi peut être ça finalement le revers de la médaille, on se laisse facilement porter par cette douceur de vivre sans réellement y prendre part… - Raconte-nous une anecdote sur Berlin ! Des anecdotes sur Berlin, il y en a tous les jours, c’est aussi pourquoi je trouve cette ville formidable ! La ville est immense, mais elle ressemble beaucoup à un village, où les coïncidences sont nombreuses. Néanmoins, une des anecdotes pour moi les plus probantes sur la façon dont se déroule la vie berlinoise, est cette histoire qui m’est arrivée il y a plus de deux ans, lors de mon premier séjour ici. Juste à la sortie du bus, j’ai vu une fille qui est passée en vélo sur le trottoir, au niveau d’un vieux monsieur qui marchait, une canne à la main. Ce dernier, qui n’avait peut être pas toute sa tête, lui a donné un coup de canne alors que le devançait. La fille a alors eu cette réaction incroyable de se mettre à rire, et de continuer sa route comme si de rien n’était…  On est bien à Berlin !
  • La photo ci-dessous a été prise entre Neukölln et Kreuzberg. De notre point de vue, ce "fast-food" proposant de la Currywurst halal représente bien l'esprit multiculturel de Berlin en adaptant un produit typiquement allemand aux exigences d'une religion.  
  • Max et Moritz sont les personnages principaux de la bande-dessinée/histoire imagée éponyme. Il font partie intégrante du paysage culturel allemand depuis la fin du XIXème siècle et il n'est pas rare de voir des références à ces deux garnements, comme le prouvent les deux photos suivantes : - sur la Lindenstrasse, à Kreuzberg, une taverne nommé après les deux compères :   - à Schöneberg, il s'agit cette fois-ci d'un restaurant turc :  
  • Si le mur de Berlin a été la représentation physique des clivages entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Allemagne de l'Est, ses vestiges sont devenus le symbole de la réconciliation nationale et de l'ouverture de l'Allemagne réunifiée sur le monde. S'il ne reste plus que quelques pans de mur par-ci par-là dans Berlin, il reste tout de même un morceau de mur de près d'1,3km dans le quartier de Friedrichshain appelé « East Side Gallery » car il sert sur le côté est, inaccessible avant la chûte du Mur, de support à une œuvre d'art internationale. Ce projet commencé en 1990 comporte plus d'une centaine de peintures réalisées par 160 artistes de toutes nationalités (israélienne, russe, française, allemande, espagnole, etc.) et représente principalement des idéaux de paix et de respect entre les peuples. L'une des œuvres les plus célèbre , Vaterland (« patrie ») de l'artiste allemand Günther Schaefer, représente le drapeau de l’Allemagne réunifiée orné de l'étoile juive, pour commémorer le pogrom de 1938 et appeler à une Allemagne unie et tolérante. L'East Side Gallery s'ouvre sur un espace d'expression libre où tout le monde peut écrire un mot, faire un dessin et laisser une trace de son passage, et se clôt sur un endroit très particulier comme on n'en trouve qu'à Berlin : la plage jamaïcaine de Yaam. Il s'agit d'un espace tenu par des jamaïcains où l'on peut déguster des plats exotiques et boire bières et boissons d'outre-mer, faire du beach-volley dans un sable plus très blanc, lézarder au soleil au bord de la Spree, profiter du skate-park improvisé ou encore danser sur la musique des camions sound-systems en respirant quelques effluves de marijuana. Si ce squat un peu particulier, fermé au public l'hiver, ne semble pas très légal, il est néanmoins toléré et offre une atmosphère d'île caribéenne en plein cœur de la ville. Si nous essayons de n'utiliser qu'un minimum de citations sur ce blog, nous n'avons pas trouvé une meilleure façon d'exprimer ce que représente l'East Side Gallery que celle-ci, trouvée sur le site officiel de l'exposition permanente : « Cet endroit raconte l'histoire de Berlin, vieux et moderne, nous parle d'une Allemagne divisée et réunifiée. ». C'est un endroit qui permet de voir à la fois le désir des allemands de ne plus jamais reproduire les atrocités de la Deuxième Guerre Mondiale, de ne plus jamais vivre séparés, de se souvenir et de transformer leur passé en quelque chose de beau, et celui de passer à autre chose, et, pour les jeunes générations, de se construire différemment, sans avoir à porter le poids de l'histoire de leur pays. Nous vous conseillons fortement d'aller lire l'histoire de la galerie sur ce même site, que vous pouvez consulter en cliquant ici ou à travers notre Blogroll, pour comprendre l'intérêt d'une telle exposition dans le processus de réconciliation nationale et de mémoire de l'Allemagne.
  • C’est en faisant des recherches sur le site officiel de la ville de Berlin que nous avons découvert par hasard le projet de construction d’un nouveau monument dans la capitale. En effet, un concours avait été lancé en 2007 par le Parlement pour la création d’un monument symbolisant la Friedliche Revolution («révolution pacifique») en Allemagne de l’Est qui a entraîné la Chute du Mur puis la Réunification. Au terme d’une longue sélection parmi 386 propositions, la Bundestagskulturausschuss («Commission Culturelle de la Chambre des Députés») a finalement fait pencher la balance le 13 Avril 2011 en faveur du projet «Bewegte Bürger» («Citoyens en Mouvement») imaginé par le cabinet d'architectes Johannes Milla de Stuttgart et la chorégraphe Sasha Waltz. Ce projet, dont le coût est évalué à 10 millions d’euros, prévoit justement la création d’une imposante bascule de verre et de métal pesant 330 tonnes pour 55 mètres de long que les visiteurs pourront faire pencher d’un côté ou de l’autre en montant dessus. Le monument pourrait accueillir jusqu’à 1400 personnes dont 20 suffiraient à le faire basculer. Voici à quoi il devrait ressembler : Le monument sera situé sur la Schlossplatz là où s’élevait jadis le monument national à la gloire de l’Empereur Guillaume 1er, en face du futur Humboldt Forum. Le choix de l’emplacement est déjà remarquable en soi car il démontre la volonté d’intégrer ce monument moderne au projet de reconstruction du Stadtschloss et ainsi de le lier à l’histoire de cette place qui, d’une certaine façon, est un symbole de l’identité et de l’unité allemande. Sur cette place en effet se dressait autrefois le Stadtschloss, monumental palais baroque rappelant la grandeur de la Prusse et occupé par la dynastie des Hohenzollern jusqu’au lendemain de la première guerre mondiale. Ce sera ensuite d’un de ses balcons que Karl Liebknecht proclamera le 9 Novembre 1918 la République Socialiste Libre 2 heures après que Philipp Scheidemann eut proclamé ce qui deviendra la République de Weimar d’un balcon du Reichstag. À l’issue de la seconde guerre mondiale, le palais est en ruines suite aux bombardements et Walter Ulbricht (dirigeant de la RDA de 1950 à 1971 et à qui l’on doit la construction du Mur de Berlin) ordonne en 1950 sa destruction totale. Il n’en préservera que la façade de laquelle Karl Liebknecht prononça son discours (le Karl-Liebknecht-Portal) pour l’intégrer au Staatsratgebäude (bâtiment qui abritera le Conseil d’Etat de la RDA). En 1976, le Palais de la République est construit sur l’ancien emplacement du Stadtschloss et la place, désormais destinée aux défilés militaires, est rebaptisée Marx-Engels-Platz. Ce palais monumental de verre fumé, de marbre et de métal, servit à héberger la Volkskammer ("Chambre du Peuple"). Après la chute du mur, l’avenir de ce bâtiment a divisé l’opinion entre ceux qui voulaient le préserver et ceux qui voulaient le détruire. La décision de le détruire l’a finalement emporté en raison de la forte présence d’amiante dans le bâtiment. C’est donc désormais sur cette place, qui a vécu toutes les époques de l’Allemagne moderne, que sera érigé le nouveau château de Berlin (le Humboldt Forum alliant architecture d’époque et actuelle) et le monument pour l’unité et la liberté de l’Allemagne. Ce projet d’envergure peut être vu comme une tentative de réaffirmer l’identité allemande et de la réinventer en l’actualisant. Le principe du balancier a été choisi pour donner aux citoyens la possibilité d’être eux-mêmes acteurs de l’oeuvre, de peser sur la balance. C’est aussi une certaine façon de rappeler le mouvement de révolte pacifique qui a conduit à l’unification de l’Allemagne. En effet, pour qu’il y ait un mouvement, les visiteurs devront se déplacer en groupe, ils devront donc être unis. C’est pourquoi sur la face supérieure du monument nous pourrons lire le slogan de l’époque de la chute du Mur «Wir sind das Volk. Wir sind ein Volk.» («Nous sommes le peuple, nous sommes un peuple») tandis que sur la face inférieure et dorée nous pourrons trouver des photos de l’automne 1989. On commémore ici une révolution qui s’est faite dans la paix, sans violence, et qui a conduit à l’unité de l’Allemagne. C’est aussi la volonté (selon les mots du site de la ville) d’avoir un monument actif, joyeux et positif, voire festif, pouvant «contrebalancer» des monuments plus mornes et tragiques comme le mémorial de l’Holocauste ou les monuments pour les victimes du mur de Berlin. Il veut permettre aux Allemands d’avoir une pensée pour les moments heureux de leur histoire à côté des moments les plus sombres. On retrouve ainsi notre problématique qui est celle de savoir de quelle manière les Allemands d’aujourd’hui pourront réaffirmer et exprimer leur identité après les différents événements historiques qui ont frappé le pays (Seconde Guerre Mondiale, séparation du pays...) et le processus de mondialisation actuel. Ce projet est peut être un début de réponse ? À venir : la Deutsche Gesellschaft e.V. chargée de la coordination de ce projet propose actuellement une exposition sur le lieux du futur monument. Cette exposition nous informe sur les différents lieux historiques de Berlin ainsi que sur l’initiative de la création d’un monument pour l’unité et la liberté. On pourra notamment avoir des informations sur les autres projets qui auraient pu être retenus.
  • De ce que nous avons pu voir, le quartier le plus actif en matière de squats est celui de Friedrichshain qui faisait parti de l'Allemagne de l'Est. Les Volksküche (littéralement, « la cuisine du peuple ») ou Suppenküche (« soupe populaire ») sont des repas à des prix très bas organisés par différentes associations pour permettre à des gens n'ayant pas beaucoup d'argent de bien manger et pour promouvoir leurs idéaux. Parmi ceux-ci, la lutte contre le nucléaire et les mouvements néo-nazis, l'égalité entre les peuples et les individus et, souvent, des revendications féministes. Souvent tenues dans des squats (eux-mêmes organisés par des associations autonomes), elles sont ouvertes à toutes et à tous et permettent, en plus de manger pour pas cher, de rencontrer des gens et d'échanger. En Allemagne, beaucoup de gens sont engagés dans des associations ou font du bénévolat, et les Volksküche sont un des visages de cet investissement personnel au service d'une cause et/ou des autres. Si d'une Volksküche à l'autre la qualité de la cuisine varie (toutes celles où nous avons mangé proposaient de la nourriture de qualité, ce qui est tout de même incroyable vu le prix et pourrait sembler improbable pour les détracteurs des squats où elles ont lieu), elles proposent toutes ou une alternative végétarienne si le plat contient de la viande, ou un plat végétarien tout court et des bières à bas prix.   Nous n'avons que peu de photos à vous montrer car c'est assez mal vu de se promener dans les squats avec un appareil photo autour du cou, les habitants considérant qu'ils ne font pas partie d'un zoo et qu'ils ne sont pas des attractions touristiques. Même si c'est assez contradictoire de la présenter en ces termes, la culture du squat est presque une institution en Allemagne et à Berlin en particulier. Ils ont vu le jour dans les années 1970 avant de connaître leur apogée dans les années 1980 à l'Ouest où les jeunes voulaient apprendre à « vivre autrement » dans un esprit communautaire et non-libéral, leur but premier n'étant pas lié à l'argent. A première vue, les hordes de punks braillants et souvent beurrés devant les squats peuvent paraître très dissuasives, mais une fois que l'on dépasse ses aprioris potentiels on y découvre toute une partie de la vision allemande du vivre ensemble. Malheureusement, cette pratique tend à disparaître en Allemagne où de plus en plus d'immeubles squattés sont rachetés par des promoteurs immobiliers puis évacués, comme l'immeuble du Liebig-strasse 14 dont l'évacuation musclée en février 2011 fut aussi médiatisée que contestée. Une amie habitant juste en face nous a d'ailleurs raconté qu'il y avait ce jour-là plus de policiers que de manifestants (comme c'est souvent le cas en Allemagne pour éviter les débordements) et que toutes les générations du quartier étaient venues protester contre l'évacuation des squatteurs. Mais les mouvements autonomes créent encore l'esclandre en Allemagne, en particulier lors des manifestations du premier Mai. Ce qui nous a frappé, c'est à quel point punks et « marginaux » s'intègrent dans le paysage. Pour nous français qui sommes habitués à nous faire regarder de travers ou dévisager dès qu'on porte quelque chose d'un peu excentrique, c'est très intéressant de voir à quel point les berlinois n'en ont cure. Si la mode est bien sûr très présente, jeunes gens ultras lookés et gros punks cohabitent sans réels problèmes apparents, partageant toutefois la même passion pour la bière. Note : la dernière photo du diaporama est celle d'un château du quartier de Kreuzberg qui héberge une association, laquelle organise régulièrement des Volksküche végétariennes.
  • Quiconque se promène à Berlin croisera des ours sur son passage. Que ce soit sur le grand drapeau qui flotte au sommet de la Rotes Rathaus, au coin d’une rue où se cache un Buddy Bär, sur la une d’un journal dédiée à feu Knut, dans un paquet de bonbons Haribo, sur une bouteille de bière ou encore sur la pochette d’un dvd ayant remporté l’Ours d’Or au Festival du Film de Berlin. Pour toutes ces raisons, l’ours n’est plus aujourd’hui uniquement le symbole de la ville du point de vue de l’héraldique mais on le retrouve dans une multitude de domaines et de situations. Nous allons aujourd’hui nous intéresser à l’initiative des Buddy Bären (“ours amicaux”), avec en prime quelques photos. Tout commence en 2001 lors d’une exposition à Berlin devant la fameuse galerie commercialeKaDeWe. Au cours de ce “Buddy Bear Berlin Show” sont exposées des statues d’ours de toutes les couleurs dans le but de transmettre bonne humeur et optimisme aux visiteurs. L’exposition a eu un tel succès qu’elle a été prolongée jusqu’à fin 2002. Parallèlement, des entreprises et des particuliers ont contacté les organisateurs de l’évènement pour avoir leur propre Buddy Bär. On retrouve ainsi des ours personnalisés un peu partout dans la capitale mais aussi à l’étranger, faisant de l’animal amical un vrai ambassadeur de Berlin. Il n’est ainsi pas étonnant de le rencontrer dans de nombreuses ambassades allemandes à l’étranger, tout comme dans de nombreuses ambassades étrangères à Berlin ! On compte aujourd’hui plus de 1300 ours partout dans le monde et près de 350 à Berlin, que ce soit pour signaler l’entrée d’un musée, d’un aéroport, d’un restaurant ou d’un magasin. L’initiative n’est cependant pas uniquement artistique. Elle est aussi caritative. En effet, une partie des fonds tirés de la vente des ours est destinée à des organisations d’aide aux enfants. Lors de la commande d’un ours par exemple, il est possible de bénéficier d’une réduction de 150€ si l’on effectue un don minimum de la même somme. Les ours sont aussi vendus aux enchères lors d’événements caritatifs. Étant donné le succès de cette opération et l’image d’ambassadeur amical du Buddy Bär, le projet a pris une ampleur internationale grâce à la coopération de l’UNICEF (le Fond des Nations Unies pour les Enfants) sous l’appellation “United Buddy Bears” (“Les Ours Amicaux et Unis). “ Nous devons apprendre à mieux nous connaître... ...Ça nous permet de mieux nous comprendre , de se faire confiance, et de vivre ensemble dans la paix.” Tel est le slogan directeur de ce projet international. Les ours ne sont plus ici des ambassadeurs de Berlin mais de chaque pays membre des Nations Unies qui accueillent à bras ouverts les enfants du monde entier pour une coexistence pacifique des peuples, des cultures et des religions. Environs 140 ours ont été créés par des artistes originaires des différents pays participants et constituent ensemble une œuvre à la fois cohérente et multicolore. Ces ours joyeux se donnant la main en formant un cercle ont voyagé dans 21 pays des 5 continents et sont actuellement à Sofia en Bulgarie. Les fonds rassemblés à travers cette initiative pour les enfants dans le besoin atteindraient 1.7 millions d’euros. Une belle initiative berlinoise en faveur du rapprochement entre les peuples !
  • Depuis notre arrivée, nous avons été surpris de voir autant de drapeaux allemands fièrement hissés et accrochés aux fenêtres et dans les jardins des Berlinois. Suite aux atrocités commises pendant la Deuxième Guerre Mondiale, les Allemands ne se permettaient plus de sortir le drapeau national, hormis pour les manifestations officielles, car il avait pris une connotation négative qu'ils peinaient à oublier. En discutant avec des Allemands, ils nous ont appris que c'est ... le football qui a réhabilité le drapeau tricolore ! En effet, suite au sacre de Champions du Monde de la Mannschaft (équipe nationale de football) en 1990 et leur triple titre de Champions d'Europe en 1972, 1980 et 1996, les Allemands se sont réconciliées avec leur drapeau. -images à venir- Pour en savoir un peu plus sur l'histoire de ce fameux drapeau lui aussi tricolore, nous avons mené notre enquête : Le drapeau allemand est composé de trois bandes horizontales de couleur noir, rouge et or. Attention à ne pas vous tromper, les allemands vous diront que, même si elle apparaît jaune sur le drapeau, c'est bel et bien la couleur or qui est représentée et qui a été remplacée pour des questions pratiques : confectionnés avec des fils d'or ou peint à la peinture d'or, les drapeaux auraient coûté trop cher et auraient été plus susceptibles d'être volés. Il existe au moins deux histoires quant au choix de ces couleurs : la première veut qu'elles aient été choisies en fonctions de celles de l'uniforme d'étudiants des Universités, volontaires dans les « Freikorps » (les « Corps Francs »), mobilisés par le baron Ludwig Adolf Wilhelm von Lützow pour lutter contre l'invasion des troupes Napoléoniennes entre 1813 et 1845. La seconde, qui s’intègre mieux dans notre sujet, veut que ses couleurs aient d'abord été celles d'une corporation d'étudiants de la ville de Iéna, dans la Land de la Saxe, qui souhaitaient représenter la joie innocente de l'enfance alliée au sérieux de la vie d'adulte. Leur bannière, initialement rouge et noir et ornée d'une branche de chêne doré, devint le symbole de la Märzrevolution (« Révolution de Mars »), le soulèvement populaire qui dura du mois de mars 1948 au mois de juillet 1849, lorsqu'il fut violemment réprimé par les troupes prussiennes et autrichiennes, et qui cherchait à créer une unité nationale par la démocratie. Sous le Second Empire allemand, qui dure de 1871 jusqu'à l'abdication de Guillaume II, grand perdant de la Première Guerre Mondiale, en 1918, le drapeau révolutionnaire et le drapeau impérial (noir, blanc, rouge) se livrent une lutte sans merci. S'ensuit la République de Weimar qui prend les couleurs du drapeau révolutionnaire (noir, rouge et or) avant d'être renversée par Hitler et son Troisième Reich. Pour rompre avec les révolutionnaires et l'extrême gauche en particulier, les nazis adoptent les couleurs du drapeau impérial mais y ajoutent la croix gammée qui deviendra leur symbole. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l'Allemagne reprend le drapeau noir-rouge-or. Mais en 1959, la République Démocratique d'Allemagne, alors sous domination soviétique, ajoute au centre du drapeau le marteau et le compas entourés d'une couronne d'épis de blés symboles du communisme et de l'union des ouvriers, des intellectuels et des agriculteurs. Ce n'est qu'après la Réunification allemande du 3 octobre 1990 (à minuit) que le drapeau noir-rouge-or devient enfin le symbole d'une unité nationale en voie de réalisation.
  • Il s'agit de l'affiche pour un projet franco-allemand organisé par l'Office franco-allemand pour la jeunesse et réunissant des jeunes lycéens issus des banlieues de Clichy-Sous-Bois, en région parisienne, et de Neukölln, à Berlin. Vous trouverez sur le Bondy Blog un article qui explique ce projet et en fait une analyse intéressante. Nous en avons profité de notre passage à Neukölln pour prendre quelques photos de l’école Rütli où s'est déroulée la partie allemande de l'échange. En 2006, cette Hauptschule (une école réservée aux élèves en échec scolaire) dont près de 80% des élèves sont d'origine étrangère a été au centre d'une polémique sur l'efficacité du système scolaire allemand et a été fermé plusieurs mois suite à une lettre ouverte des professeurs à la presse dans laquelle ils expliquaient ne pas pouvoir enseigner dans un climat d'insécurité et avec aussi peu de moyens. En effet, 16% des élèves quittaient chaque année l'école sans diplôme. Cinq ans après, il semble que l'administration a trouvé des moyens efficaces pour lutter contre l'échec chronique en faisant fusionner un un collège, une école primaire et un collège technique. L'école Rütli est maintenant une école communautaire prodiguant des cours individualisé aux élèves entre la primaire et la terminale et leur offrant un grand nombre d'activités, comme des cours de musique et de sport ainsi que des cours de turc et d'arabe pour les élèves desquels ce sont les langues maternelles, le tout pendant la pause de midi. Les élèves font aussi des activités manuelles, parmi lesquelles la création d'une ligne de vêtements dont ils peuvent choisir comment utiliser les bénéfices : aller au théâtre, au cinéma, quels livres acheter, etc. De plus, l'équipe pédagogique tente de créer des liens avec les parents pour les impliquer dans la scolarité de leurs enfants. Cette école est la première de son genre en Allemagne, où elle pose la question de l'intégration des populations d'origine étrangères et du vivre ensemble et essaye d'apporter des solutions aux problèmes entre les communautés tout en donnant à ses élèves les mêmes chances de réussite qu'aux autres élèves allemands.
  • La Volksbühne, ou "scène du peuple" en français, est un théâtre berlinois de renommée internationale.Construit pour le peuple et en particulier pour les classes populairs entre 1913 et 1914 près de la place Rosa Luxembourg, ce théâtre était orné de la devise "Die Kunst dem Volk", "l'art du peuple", et fut en grande partie détruit au cours de la Deuxième Guerre Mondiale avant d'être reconstruit par Hans Richter qui en en simplifia l'architecture. Pour plus d'informations et/ou pour consulter le programme de la saison, rendez-vous sur http://www.volksbuehne-berlin.de/.
  • Au bout d'une dizaine de jours, nous avons fait un premier bilan pour nous permettre de voir si nous étions sur la bonne voie et adapter notre méthode de recherche à nos premières expériences. Ce bilan nous a permis de mettre à plat les quelques problèmes que nous avons rencontrés jusqu'à présent : les seules communautés que nous avions pu prendre en compte jusqu'à maintenant étaient les minorités dites « visibles », c'est à dire les gens issus des pays du Maghreb, de Turquie et d'Afrique principalement. certaines de nos idées pour rendre compte des différences entre les quartiers ne se sont pas révélées aussi bonnes qu'on le pensait. Ainsi, prendre des photos d'aires de jeux peut des fois paraître suspect... les échanges avec les berlinois dans le cadre de ce blog n'ont pas toujours été fructueux. Si ils semblent très intéressés quand on leur explique notre projet, ils n'ont souvent pas envie de répondre à nos questions sur le moment, et quand on leur envoie un courriel après avoir pris leurs coordonnées, la majorité ne prend pas la peine d'y répondre. Il nous est donc assez difficile de réellement nous faire une opinion précise et argumentée de l'intégration en Allemagne, même si en discutant avec des gens nous avons compris certaines choses : si l'Allemagne compte beaucoup sur la main d’œuvre étrangère pour booster son développement, aussi bien d'un point de vue économique que démographique, la population d'origine étrangère reste souvent peu ou prou « intégrée ». Berlin serait une exception, il semblerait que les berlinois se mélangent un peu plus entre cultures différentes que la majorité des autres citoyens allemands. Il y a tout de même un quartier assimilé par certains à un « ghetto », c'est à dire un « quartier d'une ville habité par une minorité isolée de la population » (Dictionnaire de la langue française), Neukölln. Celui-ci réunit en effet non pas une seule communauté étrangère (même si la communauté turque y est très présente), mais regroupe 160 nationalités différentes* et reste mal vu par la plupart des berlinois, qui le perçoivent comme un quartier à problèmes. Voilà donc une piste pour un prochain article ! Mais il ne faut pas oublier les points positifs des premiers jours de cette expérience : nous avons appris beaucoup de choses en faisant des recherches sur notre projet, comme l'histoire d'Hermann, héros national ayant repoussé l'envahisseur romain, ou encore l'histoire du drapeau allemand**, nous avons pu rencontrer des gens issus de cultures différentes et mettre en pratique ce que nous avons retenu de nos cours de langue du mois de mars. De plus, nous avons depuis le début de ce projet un temps splendide, et ce n'est pas négligeable ! *Source : site officiel du quartier de Neukölln ** Article à venir
  • Berlin est une ville pleine de surprises, il s'y passe chaque jour quelque chose d'étrange, d'artistique, de cocasse et d'insolite et ses habitants ne sont pas en reste ! Ci-dessous, la galerie des Berlinois les plus surprenants que nous ayons pu croiser :
  • Comment expliquer à un Français en Allemagne ce qu’il se passe lorsque sur le chemin du supermarché il croise un homme, l’air hagard, portant trois sachets remplis de bouteilles vides et regardant avec envie, voire avidité, la bouteille de soda qu’il tient dans sa main ? Comment lui expliquer ensuite ce qu’est cette étrange et imposante machine qui clignote à l’entrée du magasin? Enfin, comment lui expliquer pourquoi le prix qu’il payera à la caisse pour son pack de bouteilles d’eau gazeuse (nous sommes en Allemagne!) sera presque multiplié par deux par rapport au prix affiché sur l’étiquette ? La réponse à toutes ces questions se trouve dans ces mystérieux symboles : Le système des consignes : «PFANDSYSTEM». Tandis qu’en France les bouteilles concernées font figure d’exception (principalement les bouteilles «à étoile» de vin de table ou les bouteilles en verre brun de 75cl) et qu’on peut s’estimer heureux lorsque l’on trouve encore un endroit qui accepte de nous les reprendre, la consigne touche en Allemagne la quasi totalité des boissons et ce ne sera que dans les petits commerces étrangers que l’on trouvera des articles exotiques non consignés. Que ce soient les bouteilles, petites ou grandes, en plastique ou en verre, ou les canettes en aluminium, une consigne (la «Pfand») allant de 8 à 25 cents viendra toujours s’ajouter au prix affiché. Ce système peut paraître déroutant pour qui n’y est pas habitué et l’on pourrait penser que ces 25cents par article (soit 1€50 en plus sur un pack de 6 bouteilles d’eau !) entraîneraient inévitablement une forte diminution de notre pouvoir d’achat, peut-être non justifiée aux yeux de certains. Heureusement, la quasi-totalité des magasins nous échangeront volontiers nos bouteilles vides («Pfandgut» ou «Leergut») contre un bon d’achat ou parfois même contre monnaie sonnante et trébuchante. Cet échange se fait parfois «à la main» au niveau de la caisse, parfois par le biais de machines («Leergutautomat») délivrant automatiquement le bon d’achat après analyse des différentes bouteilles insérées. De cette manière, la consigne n’est plus vue comme un prix supplémentaire à payer, ou comme une taxe, mais plutôt comme une somme d’argent «bloquée» par la bouteille qui nous sera restituée si nous adoptons le bon comportement, c’est à dire si nous ramenons la bouteille au magasin plutôt que de la jeter dans la benne à verre, ou pire, dans la poubelle. Le but de la consigne étant à la base de permettre aux producteurs de boissons de réutiliser les bouteilles plusieurs fois («Mehrwegflaschen») plutôt que d’en fabriquer sans cesse de nouvelles entraînant une pollution et une consommation de ressources inutiles. Malheureusement, cette tradition fortement implantée dans la société Allemande s’est peu à peu perdue en faveur des bouteilles et cannettes à usage unique («Einwegflaschen» et «Einwegdosen») si bien qu’en 2007, les Mehrwegflaschen ne représentaient plus que 30% des boissons distribuées. Pour tenter d’enrayer cette évolution, le Gouvernement allemand a décidé en 2003 d’appliquer une consigne augmentée (25 cents contre 8 à 15 cents) à ces Einwegflaschen pour obliger les consommateurs, sinon à favoriser les Mehrflaschen, au moins à rapporter leurs bouteilles vides en vue du recyclage. Cela revient à dire que si vous jouez le jeu du «Pfandsystem», vous n’aurez aucune pénalité, il ne vous en coûtera rien. Par contre, si vous décidez d’adopter un comportement peu citoyen, par désintérêt, fainéantise, ou parce que le jeu ne vous semble pas en valoir la chandelle, il vous en faudra payer le prix! Et l’on retrouve ici un trait remarquable de la société allemande : la liberté, qui est inévitablement liée à la responsabilité (on pense aussi aux distributeurs de journaux où rien ne nous oblige réellement à payer le journal que l’on prend à part notre conscience civique). Mais qui dit jeu dit forcément triche et détournements. Ainsi, certains magasins refusent en partie de jouer le jeu en ne reprenant que certaines bouteilles, voire en n’acceptant pas du tout de reprendre les bouteilles parce qu’ils n’ont pas le temps de s’occuper de ça à la caisse, profitant aussi de la complexité de la loi à ce sujet. Un autre cas est celui des producteurs de boissons qui font tout pour sortir des critères du Pfandsystem. En effet, la Pfand ne s’applique qu’à certaines catégories de contenants et de contenus. Par exemple, les jus de fruit, le lait, le vin, les alcools forts et les boissons pauvres en sucres en sont exemptées, même si elles sont contenues dans les mêmes bouteilles que les sodas D’autre part, la Pfand ne s’applique qu’aux contenants jusqu’à 3 Litres. On voit donc certains producteurs distribuer des bouteilles de soda de 3,001 Litres pour ne pas entrer dans le Pfandsystem (dans ce cas, les bouteilles sont «Pfandfrei») ! ! ! Enfin, certaines personnes profitent de la négligence des gens en récoltant les Pfand égarées dans les rues, les gares, les stations de métro, devant les discothèques, etc. Qu’elles soient réellement dans le besoin, écologistes convaincues ou simplement désireuses d’arrondir leurs fins de mois, on peut les voir arpenter les rues de Berlin armées de grands sacs plastique, de caddies ou même parfois de vélos avec remorque ! Ce phénomène, connu sous le nom de « Pfandpiraterie » (les chasseurs de Pfand sont des «Pfandpiraten»), est aujourd’hui fortement répandu et il est habituel de croiser de telles personnes dans tous les lieux fréquentés de Berlin. Chansons et T-shirts en font même les éloges ! Dans un soucis d’intégration et de découverte, nous avons accepté l’espace d’une soirée de jouer le rôle d’un Pfandpirat et il faut avouer que le principe est grisant. Il s’agit non seulement d’avoir le regard affuté pour repérer les bouteilles abandonnées mais aussi d’être le plus rapide car d’autres Pirates nous font concurrence. C’est alors une véritable chasse qui s’engage, non sans nous rappeler la ruée vers l’or des Western! Le résultat de cette expérience est que nous avons passé un bon moment en sillonnant des zones que nous n’aurions peut être pas visitées en d’autres circonstances ... et que nous avons amassé un butin honorable, le début de la fortune ?
  • Après avoir quelque peu erré pour trouver des endroits susceptibles d'être intéressants pour ce projet, nous avons décidé de cibler nos recherches sur un quartier à la fois : aujourd'hui, nous nous sommes attaqués à l'Alexanderplatz et à la place de la Fersehturm.  Notre première vision en sortant du métro fut la suivante : Comme vous pouvez le constater sur cette photo, toutes les cultures se mélangent à Berlin, et cela commence par l'estomac ! On peut dans un même espace prendre une pizza en entrée, une china-box en plat principal et un dürüm en dessert... Si après cela il vous reste un creux, vous pouvez toujours marcher quelques mètres et alpaguer l'un des nombreux vendeurs de Bratwurst  de l'Alexanderplatz ! Si cela vous semble étrange, sachez qu'à Berlin toutes les cuisines se mélangent, parfois au détriment des spécialités locales. Il n'est pas rare de voir un restaurant oriental proposer des pizzas à l'italienne et des Currywürste halal, ou un restaurant thaïlandais se targuer d'un menu vietnamien, chinois et japonais. Mais si les assiettes des berlinois affichent sans complexe un réel melting-pot, qu'en est-il au-delà ? L'Alexsanderplatz est une des principales zones d'effervescence de la ville et voit passer chaque jour jusqu'à 240.000 personnes (le calcul n'était pas très difficile). De ce fait, nous pensions trouver là un bon échantillon des habitants de Berlin.
  • Même si ce n'est pas une spécialité, le Waldmeister (ou "apsérule odorante" en français) est un ingrédient qu'on retrouve dans beaucoup de produits berlinois. Il s'agit d'une plante aromatique à laquelle on prête de nombreuses propriétés : antiseptique, diurétique, etc. Ci-dessous, c'est elle qui donne cette couleur verte à la bière et à la granita en photo : Berliner Kindl Weisse mit Waldmeister ==> "'ne Weiße grün bitte !" Cette bière exclusivement brassée à Berlin peut être servie nature, avec du sirop d'aspérule odorante ou encore avec du sirop de framboise. Selon la légende, elle était déjà très appréciée des soldats napoléoniens qui l'avaient surnommée le "Champagne du nord". Une granita (glace pillée parfumée à boire à la paille originaire d'Italie) au Waldmeister, trouvée au même Imbiss que la Currywurst de l'article précédent. Pour finir en beauté, le cocktail au Waldmeister !
  • Pour notre première interview, nous avons choisi de nous intéresser à un ami de longue date venu s'installer à Berlin il y a quelques mois. Alexis a 22 ans, c'est un ancien étudiant de l'Université de Strasbourg qui aime faire du ski, voyager et les kiwis. - Depuis combien de temps es-tu à Berlin ? Depuis début décembre 2010 pour faire du tourisme et depuis le début du mois de janvier 2011en tant qu'habitant. - Qu'est-ce qui t'a poussé à venir ici ? Je voulais de toute façon aller à l'étranger cette année car c'était vraiment le bon moment (j'ai fini mes études en 2011 et je n'ai pas encore commencé à travailler), et je suis finalement venu à Berlin parce qu'un autre plan est tombé à l'eau. J'avais déjà visité cette ville, et en plus je connaissais quelqu'un qui était installé ici et qui pouvait m'héberger le temps de me trouver mon propre appartement. - Avais-tu déjà été en Allemagne auparavant ? Quelle était l'image que tu en avais ? J'avais déjà été quelques fois en Allemagne parce que c'est pas loin de l'Alsace (Kehl, Laguna...) et à Berlin une fois l'an dernier avec des potes pour les 20 ans de la chute du Mur. Je pensais que c'était un pays très autoritaire, avec des habitants "droits" qui sont ponctuels, ordonnés, qui parlent une langue aux sonorités un peu rudes, qui prennent très peu de vacances et ne traversent jamais au rouge même si il n'y a aucune voiture à des kilomètres à la ronde. - As-tu été conforté dans cette image en vivant ici? Je maitrise mieux la langue même si je ne la trouve toujours pas très jolie, les gens sont toujours droits, il y a plein de punks, de gothiques et de "marginaux" qui sont finalement beaucoup mieux acceptés qu'en France, mais même eux attendent le feu vert pour passer. - Comptes-tu rester ici à long terme ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui te plaît particulièrement ici ? As-tu trouvé quelque chose que tu n'avais pas chez toi ? Je pense rester environ 6 mois, le temps de travailler un peu, faire quelques rencontres et améliorer mon allemand car c'est une ville agréable et pas chère.  Les berlinois ne sont pas stressés, surtout pour une capitale et en particulier comparés aux parisiens. Quand on est jeune c'est aussi une super ville pour faire la fête avec des centaines de clubs qui ne sont pas reservés à une clientèle chic, mais où tout le monde est le bienvenue. - As-tu eu des contacts avec des personnes ayant une culture différente de la tienne ici ? Ici je vois souvent des personnes venant d'autres pays, il y a beaucoup d'Espagnols avec lesquels je n'ai pas de problème pour communiquer car j'ai aussi habité en Espagne, sinon il y a beaucoup de Polonais et de Turcs mais qui "ne se voient pas trop" car ils sont très bien integrés et parlent bien la langue, enfin il y a aussi énormément de Francais installés ici. Les autres nationalités rencontrés (Américains, Italiens) me semblent plutot être des touristes de passage que des résidents. La principale difficulté est la langue, surtout pour les Espagnols et Francais qui sont des latins et doivent parler ensemble une langue germanique. Ce que j'en ai retiré : du partage d'expérience, des contacts à l'étranger, et une sorte de "vision globale de Berlin percu par différentes nationalités" - Comment as-tu été reçu par les Allemands ? As-tu eu du mal à t'intégrer ? As-tu fait des efforts particuliers pour faciliter ton intégration (cours d'allemand, activités associatives, manifestations culturelles) ? Je trouve les allemands (ou plutot les berlinois) accueillants au premier abord, mais il est plus difficile de créer des vrais liens par la suite. Ici je vis en collocation, je travaille, je sors, je fais du sport avec des allemands, qui sont quasiment tous sympa mais avec lesquels ça ne va pas plus loin car il est très difficile de les revoir en dehors de ces contextes particuliers ; et au final je passe beaucoup plus de temps avec les personnes que je connaissais avant de venir. - Raconte-nous une anecdote sur Berlin ! À Berlin le métro, train, tram et même bus sont gratuit pour les Français (rire). Ces transports sont en "accès libre" dans le sens où il n'y a aucun portique ou système de sécurité, et les contrôles sont rares. Dans le pire des cas, à savoir si on se fait prendre, les amendes reçues n'arrivent souvent pas à destination, et si elles arrivent il n'y a apparemment aucun risque à ne pas les payer. Il en va de même pour les amendes de stationnement. Avec mes amis Français vivant ici nous aurons probablement une petite collection de contraventions à la fin de l'année (j'en suis à un score personnel de 3). Enfin il parait que d'agir ainsi (ne pas payer les transports lorsque cela n'est pas obligatoire) est un comportement typiquement Francais et que cela reflète bien leur (notre) mentalité... Note : nous ne faisons que retransmettre les propos des entretiens, ça ne veut pas dire que nous en cautionnons le contenu. Tous les français ne fraudent pas dans les transports en commun, même si c'est parfois tentant.
  • Voici le premier article des produits typiques que nous avons testé au cours de notre projet ! Manger une Currywurst est une pratique incontournable à Berlin. On en trouve partout, à toute heure, à tous les prix et dans toutes les mains ! Elle est généralement servie tranchée et recouverte d'une sauce ketchup-curry et est souvent accompagnée d'un bout de pain ("mit Brot"). On la mange debout, au comptoir de fortune du Imbiss du coin, petite échoppe ou simplement stand sur roulettes. Bien qu'il s'agisse à la base d'une spécialité berlinoise inventée en 1949 par la tenencière d'un Imbiss, on en trouve aujourd'hui dans toute l'Allemagne, même dans la petit ville de Kehl frontalière de notre Alsace natale.
  • Si vous avez des questions, des remarques ou juste envie de partager votre expérience berlinoise, vous pouvez nous contacter à cette adresse : berlin.cosmopolite@gmail.com Lara & Thierry  
  • Avant de vous parler de monuments, d'architecture, de culture et d'histoire, nous avons pensé qu'il serait bon de vous montrer plusieurs cartes de Berlin pour que vous arriviez plus facilement situer les objets des articles de ce blog. Carte des arrondissements et quartiers de Berlin : Tracé du Mur de Berlin de 1961 à 1989 : Bien sûr, ces images ne sont pas de nous (merci Internet !).
  • Comme vous pouvez le voir sur ces images, nous commençons notre projet le 2 avril 2011, preuve à l'appui : Cela fait déjà un mois que nous sommes à Berlin, mais nous tenions à prendre des cours d'allemand sur place avant de commencer ce projet pour pouvoir communiquer plus facilement et mieux comprendre "l'esprit allemand" et toutes ses nuances. Cela nous a aussi permis d'observer la ville et ses habitants et nous a donné des pistes supplémentaires à explorer. Nous avons, par exemple, pu observer qu'en fonction du quartier, l'origine ethnique des personnes présentes sur les aires de jeux pour enfants change considérablement. Ainsi, nous avons décidé de rajouter une section supplémentaire sur ce blog consacrée aux parcs.
  • Pourquoi, dans une thématique consacrée à l'identité, avons-nous choisi la ville de Berlin plutôt qu'une autre ? Nous avions déjà été chacun à Berlin de notre côté et lorsque nous avons choisi de nous intéresser au sentiment d'appartenance à un pays et à une communauté de pays, c'est à dire au sentiment d'être allemand et européen, l'ancienne ville double s'est imposée à nous. En effet, quel meilleur endroit aurions-nous pu trouver ? Berlin, coupée en deux (et divisée en secteurs d'occupation) pendant vingt-huit ans a vu deux modèles économiques, politiques et philosophiques, deux réalités totalement opposées, deux pays, se retrouver confrontés à la chute du mur. L'Histoire nous a montré que ça ne s'était pas aussi bien passé que ce que les allemands et le monde de l'époque attendaient, mais la réunification a eu lieu et il n'y a plus maintenant qu'une Allemagne, Est et Ouest confondus. De plus, Berlin abrite aujourd'hui une forte population étrangère : si la communauté turque s'est plutôt regroupée dans le quartier prétendument mal-famé de Neukölln, les autres ethnies semblent s'être fondues dans le paysage. Comment ses gens se sentent-ils ? Allemands ? Turques, grecs, polonais, italiens espagnols, français, américains, brésiliens ? Les deux ? Quelle place leur a été faite ? Et qu'est-ce qu'être allemand aujourd'hui ? Sur ce blog, nous essayerons de réponse à toutes ces questions à travers des entretiens avec des Berlinois de tous horizons et des photos de la vie de tous les jours.
  • ... et bienvenue sur ce blog consacré à Berlin. A travers lui, nous aimerions apporter un éclairage sur ce qui fait l'identité allemande et européenne aujourd'hui. En effet, à l'heure de la mondialisation et des changements climatiques, nous nous sommes demandé comment les pays européens se définissent eux-mêmes et comment ils réagissent face à l'unification de la culture. Pour en savoir un peu plus, nous avons décidé de nous pencher sur le cas de l'un de nos voisins : l'Allemagne. Choisir spécifiquement d'étudier le cas de Berlin fut une décision aisée car cette ville, de par son rôle et son déchirement intérieur au cours du XXème siècle, pose clairement la question de l'identité et de la culture commune qui permettent à un peuple de se définir comme tel. "Hallo ! Wir sind zwei junge Franzosen aus Straß burg und machen ein kulturelles Projekt in Berlin über das Multikulti-Deutschland und was es heute bedeutet, Deutsche/Deutscher zu sein."

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Thierry & Lara